Comment capitaliser sur le contexte de crise en renforçant votre culture d’entreprise?

Introduction :

Nous vivons depuis quelques semaines une crise sans précédent. Cette crise, par l’ensemble des dispositions qu’elle a impliquées, a bousculé fortement nos habitudes.
Entre télétravail, chômage partiel et continuité sur site, les expériences sont toutes aussi différentes qu’il y a d’individus concernés. Comment faire pour rassembler, maintenir un engagement collectif et permettre l’adaptation nécessaire pour rebondir aujourd’hui ? 

Culture organisationnelle en période de crise : De quoi parlons nous ? 

Tout d’abord il nous semble important de définir ce que nous entendons par le terme “culture organisationnelle” (plus communément appelé “culture d’entreprise”). En premier lieu cette notion renvoie à l’ensemble des croyances, valeurs, attitudes et pratiques propres à une entreprise. Pour comprendre le fonction de la culture il faut intégrer qu’il s’agit d’un processus d’influence des pratiques et des comportements des collaborateurs. 

Une fois la définition posée, que se passe-t-il en période de crise pour cette culture organisationnelle? Une crise est le passage d’une situation de certitude, vers une situation d’incertitude. Chacun cherche alors à se rattacher aux normes et valeurs de l’entreprise pour tenter d’y trouver des réponses. Si la culture d’entreprise correspond aux besoins du moment, elle sera un soutien essentiel, sinon, elle deviendra un facteur de tension. 

Une crise demande d’agir dans l’urgence et de mettre en place une organisation qui diffère de façon plus ou moins importante du quotidien intériorisé. Il y a donc une perte de repères. À cela s’ajoute les effets du contexte global de la crise que nous vivons actuellement : rapport à la mort, peur de la maladie, perte d’emploi… et, par conséquent, des moments de réflexion sur le sens de la vie, de son travail et de ce qu’il nous apporte. 

Une culture organisationnelle questionnée peut offrir de belles opportunités

Mais au-delà de ce constat “morose”, beaucoup ont également fait l’expérience d’effets positifs de ces changements et remises en question. Peut être pas toujours dès le début du confinement (ou du changement) mais, avec un peu de recul (ou beaucoup pour certains), des opportunités de développement ont émergées redonnant un certain dynamisme au collectif et renforçant l’engagement. 

Après tout, une crise vécue collectivement est un incroyable vecteur de partage, parfois d’entraide, d’élaboration de but commun, de sens, de droit à l’essai (et donc à l’erreur), de création et on l’espère, de tolérance. Bref, un catalyseur de création de culture, qu’il faut savoir saisir au bon moment.

De nombreuses entreprises ont ré-interrogé leurs pratiques en questionnant par exemple :

  • les bénéfices et les inconvénients du télétravail;
  • l’utilité et le format de certaines réunions;
  • les moments de partage entre collègues; 
  • les rapports aux clients et fournisseurs;
  • les pratiques d’évaluation du travail…

Enfin, des entreprises ont réussi à se recentrer sur leur coeur d’activité ou à se réinventer pour conforter leur utilité sociale.

Certains collaborateurs ont apprécié les rapports entretenus avec les clients (davantage “d’attentions réciproques” par exemple). D’autres ont fait part d’un engagement plus important envers leur entreprise du fait des dispositions mises en place. Certains managers et dirigeants ont constaté l’avancée “fulgurante” de projets qui n’avançaient pas suffisamment vite et qui ont été mis en place très rapidement au vu de l’urgence.

Mais… faut-il encore pouvoir capitaliser sur ces opportunités de développement !

D’autres effets plus négatifs peuvent apparaître : incertitude, développement (involontaires souvent) de comportements et attitudes contre-productifs, sentiment d’injustice. L’urgence de la situation crée un contexte de tension qui, bien souvent, met à mal la satisfaction des collaborateurs. Une fois ce contexte dépassé, les tâtonnements prennent forme et chacun s’adapte du mieux qu’il peut à la nouvelle organisation. Alors entre effets positifs et négatifs, comment capitaliser sur cette expérience ? 

Tout d’abord, un point essentiel est de reconnaître l’effort collectif et individuel qui a été fourni et qui perdure. On oubli bien souvent que la reconnaissance passe avant tout par la transparence qui démontre la confiance accordée. Il est donc important de commencer par communiquer les informations permettant au collectif de percevoir leur contribution, leur valeur, le sens de leur travail et de leurs efforts.

Aussi, la crise a mis en avant des besoins souvent sous-estimé : l’importance d’avoir un rôle, une utilité sociale, le besoin d’avoir le sentiment de faire un travail de qualité. Parmi ces besoins, le plus important est sans doute celui de travailler dans un cadre professionnel “bienveillant”. Ce cadre permet à chacun de pouvoir s’exprimer et être source de proposition sans avoir peur du jugement d’autrui. Il s’agit d’offrir un climat de sécurité psychologique. Ce climat favorise notamment l’apprentissage, la performance en équipe, la créativité, l’engagement… autant de leviers favorables à la reprise positive de l’activité.

Une fois la volonté démontrée de l’entreprise de développer ce cadre positif, l’expression du collectif en sera que plus facile. Ces moments d’expression des expériences vécues par chacun sont essentiels. Ils permettent la mise en commun et le renforcement du collectif tout en faisant émerger des constats collectifs (positifs et négatifs). Émergent alors de nouvelles façons de faire, de voir, permettant à l’entreprise de s’adapter et de rebondir. 

Conclusion

Force est de constater que les changements profonds de culture d’entreprise se font en période de crise, prenons le temps d’en faire une force.

Le temps est souvent le frein principal évoqué par les entreprises pour mettre en place ces actions permettant de capitaliser sur les changements vécus. Mais ce temps est nécessaire et permet d’en gagner à court et moyen terme avec une adaptation plus rapide et un maintien voir un renforcement de l’engagement collectif. 

L’objectivité et la prise de recul sont également nécessaires, n’hésitez pas à solliciter l’accompagnement d’un professionnel pour exploiter aux mieux ces opportunités.

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Risques psychosociaux, harcèlement, consultations
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